Fabien Mirabaud

La Panamerican Highway

...de Septembre 2002 à Mars 2003

English Version
Livre d'Or
Nos partenaires Déductibilité

Les rubriques :

Qui sommes-nous ?

Le monde de la moto :

Perou, part 3

Le Lac Titicaca constitue la troisieme et derniere partie du Perou. Mais l’atteindre ne fut pas route facile.

La premiere journee fut rude. Premiers kilometres de Sixtine en groupe, ils furent chahutes.

Nous nous sommes hisses jusqu’au col Abra la Raya culminant a 4338 metres.

C’en etait trop, les dieux se sont sentis menaces nous apercevant de si pres du ciel. Ils ont deverse sur nous toute leur colere et leurs perles de greles, qui nous ont fouettes des kilometres durant.

Extenues et emmitoufles, nous parvenons a Ayaviri. Nous reprenons des forces en buvant un drole de breuvage aux mille couleurs qui apporte force, vitalite et fertilite ! Un elixir qui vaut le detour jusqu'au Perou !

Quelques poignees de gaz plus tard, nous sommes au bord du Lac Titicaca.

Ce lac perche a 3800 m au dessus du niveau de l’ocean s’allonge comme une mer. Il est partage entre les péruviens et les boliviens.

Notre bateau nous debarque d’abord dans un autre monde, les iles flottantes d’Uros. La population qui y vit forme une communauté a part, avec des us et des coutumes forges par leur vie insulaire.

Ils vouent par exemple un grand respect pour la plante qui pousse sous leur pied, la coupent et en tapissent leur ile. C’est la seule solution en periode de forte pluie pour surelever leur sol et ne pas voir leurs maisons submergées par les eaux du lac. En outre, cette plante une fois épluchée se croque avec plaisir.

Notre embarcation suit son cours et atteint l’Ile d’Amantani. Cette population vit elle aussi de maniere tres isolee. Une fois par an, tous les habitants naviguent pendant une dizaine d’heures pour se rendre voter sur le continent peruvien.

Nous grimpons difficilement au sommet de l'ile, a quelques 4000 m d'altitude, machant des feuilles de coca pour retrouver de l'energie. C'est pratique mais un peu ecoeurant, a consommer donc avec moderation... De la, nous jouissons d'un merveilleux horizon sur le lac et les montagnes enneigees qui l'entourent.

Le lendemain nous decouvrons la petite soeur d’Amantani, l’Ile de Taquile.

Dans cette petite île, les habitants vivent du tricot artisanal. Tous les hommes croises ont troque leur marteau ou leur faucille pour deux aiguilles.

Partout ou nous déambulons les autochtones arborent le costume traditionnel. Ils portent leur coiffe et ceinture qui indiquent leur humeur et leur statut familial. Ils vont meme jusqu'à devoiler s’ils sont a la recherche d’une epouse ! Enfin, pour seduire une jeune fille, les amoureux jettent un caillou a ses pieds et si elle le ramasse, c’est gagne ! Pratique, non ? Mais gare a ceux qui visent mal...

Nous remettons pied a terre et a l’étrier de nos 50 chevaux en direction de la Bolivie et de sa capitale… Un recit a ne pas manquer, prochainement sur vos ecrans !